Une belle lecture de Daniel Pennac

Quatrième de couverture:

Je ne sais rien de mon frère mort si ce n’est que je l’ai aimé. Il me manque comme personne mais je ne sais pas qui j’ai perdu. J’ai perdu le bonheur de sa compagnie, la gratuité de son affection, la sérénité de ses jugements, la complicité de son humour, la paix. J’ai perdu ce qui restait de douceur au monde. Mais qui a-je perdu ?

Dans la formation que je suis entrain de faire, j’ai la chance de découvrir de nouveaux auteurs.

C’est toujours pour moi un plaisir de connaître de nouveaux univers, de nouveaux styles. Dans la matière de l’essai, j’ai découvert l’écrivain Daniel Pennac “Chagrin d’école“ roman autobiographique. C’était une lecture passionnante, je recommande à toutes les personnes travaillant dans l’enseignement cet essai biographique ainsi qu’aux personnes ayant souffert à l’école.

Mes impressions:

Mon frère est un magnifique récit avec beaucoup d’émotions, les mots sont magnifiques la manière qu’il intègre son frère décédé dans sa vie est époustouflant. La structuration du texte est agréable. Je me réjouis de pouvoir découvrir de nouvelles oeuvres de cet auteur, avec un univers surprenant tant par la structure que le style plaisant à lire. Un vocabulaire riche qui m’a fait voyager !

Si vous n’avez pas lu ce livre, que vous connaissez ou pas l’écrivain Daniel Pennac. Vous aimez découvrir de nouvelles choses, vous appréciez la richesse de la langue française, n’hésitez pas vous passerez un bon moment avec Mon frère de Daniel Pennac, des Editions Gallimard.

Valérie Bisbal

Confinement et ménage

Je profite de mon confinement pour faire les rangements pour lesquelles, j’ai une fâcheuse habitude à repousser…

Ce n’est pas parce que je n’aime pas les faire, en réalité une fois que j’ai fait le ménage quotidien, je n’arrive pas à faire les à fond. Si je fais les nettoyage des placards, le reste ne se fait pas tout seul… je me retrouve dans un bordel qui m’agace, alors, je préfère faire la proscrianation sur ces tâches.

Cela représente les placards de la cuisine, le réduit d’entrée, les salles de bain… je parle bien des à fond, ceux qui sont dans mon planning au printemps et l’automne.

Cette année, pas de retard, c’est fait avec l’application des enfants qui réalisent que les placards de notre cuisine ne se font pas en une heure mais bien toute l’après-midi.

Je n’ai pas osé leur faire un calcul de ce que cela représente en heure ; si on calcul les personnes qui ont effectué cette tâche. Je pars du principe qu’ils ont le droit à l’innocence encore quelques années…

Ce matin, après le déjeuné, j’annonce le programme à mes enfants : c’est journée ménage et préférence sur le rangement de l’entrée !

Je n’ai pas transmis ma motivation à l’unanimité.

Par contre j’ai eu le droit à : mais enfin, le ménage a été fait la semaine passé…

En plus, nous sommes en vacances pourquoi faire le ménage ?

Bon, je soupire les regarde avec un ton ferme tout en signalant que le ménage se fait une à deux fois minimum par semaine, que les vacances ne sont pas une raison de vivre dans une Porcherie…

Ils râlent tout doucement et m’observent sans trop d’enthousiasme à la proposition de mon activité. Je ne fais pas le poids face aux écrans qu’ils voulaient tant.

Lorsqu’ils me voient sortir les sacs de 110 litres pour l’entrée, ils me font remarquer que là, ce n’est pas le ménage mais les à fond que je suis entrain de faire.

Oui en plus, vous avez la possibilité de m’aider pour aller plus vite si jamais…

Je ne les regarde pas tout en imaginant leur regard.

Une de mes filles toujours volontaire pour m’aider, s’active à aller chercher le sceau, le savon, la patte et le linge.

Pour les autres, ils n’ont pas eu le choix d’aller ranger leur chambre. Ils ont bien compris que le ton est donné, ce serait journée ménage !

Le confinement aura eu raison de la planification sur le ménage du printemps 2020 !

Valérie Bisbal

La découverte de l’enseignement

Dans cette période particulière que nous vivons, le coronavirus nous offre une opportunité de découvrir de nouvelles choses ou du moins percevoir une approche différente.

Lorsque j’étais enfant, je rêvais de devenir maîtresse d’école.

Depuis le 16 mars 2020 je suis considérée un peu comme une enseignante. 

Bon, je ne sais pas trop si cela aurait pu fonctionner dans une vrai classe, entourée de vingt élèves.

Je préfère me dire que ce sont mes enfants, je suis reliée émotionnellement avec eux…

Cependant, je pense qu’ils se réjouissent de retourner à l’école, pas à cause de mon enseignement, je n’ai rien fait, je ne suis qu’une assistante qui profite de réaliser un rêve d’enfant.

J’ai uniquement transmis les cours en suivant le planning que les enseignants de mes trois enfants m’ont envoyé. 

Ah! mais j’ai pris au sérieux ma responsabilité, en prenant même le rôle de policière.

Voici encore un métier que je désirais faire, j’ai rêvé courir après les voleurs avec la matraque à la main et les menottes…

Donc, cela n’est plus un métier mais deux que j’ai découvert grâce au confinement. 

Je peux dire aujourd’hui, sans regrets ne n’avoir pas poursuivi dans ces métiers tant songé de mon enfance.

Je me réjouis également, de me savoir dans un futur proche, relevée de mes nouvelles fonctions.

L’assistante enseignante remercie les professeurs attitrés de mes enfants pour le programme fait. L’Etat pour la découverte de ce nouveau mode éducatif à distance et les félicitations à mes enfants pour avoir jouer le jeu en se structurant sur la table du salon, tout en s’imaginant une salle de classe.

Valérie Bisbal

Hommages à ma grand-maman

Ma chère grand-maman 

Tu me manques déjà, je ne peux te dire au revoir, ce coronavirus à des directives très strictes en EMS. Je suis là avec toi, j’ai allumé une bougie pour que la flamme t’aide à trouver ton chemin, grand-papa t’attend…

Je te l’avais dit lors de notre dernière conversation que Dieu n’étais pas fâché avec toi et qu’il ne t’avait pas oublié, ce n’était juste pas ton moment.

Cela fait seulement trois semaines, je ne pensais pas que tu étais aussi proche de ton heure. 

Laisse toi aller, tu le mérites, tu y as le droit.

Pour moi, tu as toujours été une femme humble d’une grande générosité avec une grande tolérance et une intense écoute. Ta force et ton courage font partis de ta personnalité.

Oh, je te vois encore m’attendre sur le pallier en tapotant sur ta montre sans un mot , c’était la preuve de ton amour et de ta présence.

Je croyais que tu le répétais à maman, il n’y a pas si longtemps, j’ai découvert que ton silence était entre nous.

Cet amour immense que tu as donné à ton mari, tes enfants et tes petits-enfants, tu me l’as transmis et j’espère être à la hauteur avec ma famille.

J’ai eu de la chance de grandir auprès de toi. Tu m’as toujours apporté ton amour , ton soutien pour mes décisions. Tu m’as appris à accepter pour pouvoir gérer mes peurs, mes joies et mes peines. 

Ton expérience et ton vécu m’ont été vraiment d’une grande aide. 

Aujourd’hui, tu as nonante-trois ans, ta vie est entrain de s’éteindre. Pourtant, je te sens au fond de moi, ta force ainsi que tes valeurs sont restées encrées en moi. 

Ta maladie t’a laissé croire que tu étais seule, mes visites s’en allaient avec moi pour te plonger dans la solitude. 

Je suis attristée de te savoir si peu entourée pour ton voyage, il te faudra compter une dernière fois sur ta force et ta capacité à avancer, pour laisser ton dernier souffle avec nous, puis aller vers la lumière qui t’emmènera à ton mari.

Je suis effondrée à l’idée de ne pouvoir tenir ta main si douce pour te réconforter et te dire une dernière fois : je t’aime, te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi.

Ce qui est insupportable, c’est de te savoir aller au paradis sans un adieu conventionnel, on ne peut te l’offrir et pourtant tu mériterais ce moment de reconnaissance pour ce que tu représentes, cette femme exceptionnelle que tu as été, cela est déchirant de ne pas avoir ces quelques jours avec nous avant de te laisser partir en paix dans l’après.

Cependant, ma très chère grand-maman je suis soulagée de savoir que tu t’en vas vers de nouveaux horizons, c’est ton souhait le plus cher depuis bien longtemps.

Tu vas retrouver toutes les personnes que tu aimes, qui sont parties avant toi. Je les envie ces gens d’être avec toi.

Tu laisses un vide mais tellement de souvenirs, tu vas être entourée d’amour et de joie.

Pour une fois, pense uniquement à toi, c’est ton moment. Je te dis au revoir aujourd’hui et dans un futur lointain, ce sera avec une immense joie de pouvoir te resserrer dans mes bras et de pouvoir parler à nouveau avec toi, ma grand-maman que j’aime. 

Merci encore pour la richesse et l’amour que tu m’as donné.

Bon voyage !

Valérie Bisbal

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